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Un article scientifique sur le sujet, et seulement scientifique, ça fait du bien !
Also unlike SARS, which primarily infects the lungs, SARS-CoV-2 replicates throughout the airway, including in the nose and throat, making it highly contagious – like the common cold. However, infection with SARS-CoV-2 usually doesn’t feel like a cold. Fewer than 20% of infected people who eventually show up at a hospital report having had a sore throat or runny nose. During the first few days of being infected, you’re more likely to have a fever, dry cough or, peculiarly, lose your sense of smell or taste.
Contrairement au SRAS, qui infecte principalement les poumons, le CoV-2 du SRAS se réplique partout dans les voies respiratoires, y compris dans le nez et la gorge, ce qui le rend très contagieux, comme le rhume. Cependant, l'infection par le CoV-2 du SRAS ne ressemble généralement pas à un rhume. Moins de 20 % des personnes infectées qui se présentent finalement à l'hôpital déclarent avoir eu mal à la gorge ou le nez qui coule. Au cours des premiers jours de l'infection, vous êtes plus susceptible d'avoir de la fièvre, une toux sèche ou, plus particulièrement, de perdre votre odorat ou votre goût.
True to its name, SARS-CoV-2 (which stands for severe acute respiratory syndrome coronavirus 2) is first and foremost a bad respiratory virus. If your immune system doesn’t defeat it at its landing site in your nose or throat, it will advance down your windpipe, infiltrating the cells lining your lungs’ branching air tubes. At the tubes’ ends, tiny air sacs called alveoli pass oxygen to your blood. As the virus multiplies, the alveoli may fill with fluid, shutting down this critical gas exchange. Your blood-oxygen level may drop and, typically about six days into an infection, you may start feeling short of breath.
Fidèle à son nom, le SRAS-CoV-2 (qui signifie coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère) est avant tout un mauvais virus respiratoire. Si votre système immunitaire ne le vainc pas à son point d'atterrissage dans votre nez ou votre gorge, il va avancer dans votre trachée, s'infiltrant dans les cellules qui tapissent les ramifications des tubes d'air de vos poumons. À l'extrémité de ces tubes, de minuscules sacs d'air appelés alvéoles transmettent l'oxygène à votre sang. Lorsque le virus se multiplie, les alvéoles peuvent se remplir de liquide, interrompant ainsi cet échange gazeux essentiel. Votre taux d'oxygène sanguin peut chuter et, en général, au bout de six jours d'infection, vous pouvez commencer à avoir le souffle court.
“One of the weirder things about this new coronavirus is it doesn’t seem to be incredibly cytopathic, by which we mean cell-killing,” Krummel says. “Flu is really cytopathic; if you add it to human cells in a petri dish, the cells burst within 18 hours.” But when UCSF researchers subjected human cells to SARS-CoV-2, many of the infected cells never perished. “It’s pretty compelling data that maybe we’re not dealing with a hugely aggressive virus,” Krummel says.
"L'un des aspects les plus étranges de ce nouveau coronavirus est qu'il ne semble pas être incroyablement cytopathique, ce qui signifie qu'il tue les cellules", explique M. Krummel. "La grippe est vraiment cytopathique ; si vous l'ajoutez à des cellules humaines dans une boîte de Pétri, les cellules éclatent dans les 18 heures". Mais lorsque les chercheurs de l'UCSF ont soumis des cellules humaines au CoV-2 du SRAS, beaucoup de cellules infectées n'ont jamais péri. "C'est une donnée assez convaincante que nous n'avons peut-être pas affaire à un virus extrêmement agressif", dit M. Krummel.
L’autre jour, un jeune interne, Alexandre, brillant mais inquiet, s’est confié : il avait peur d’être un mauvais soignant parce qu’il « n’aimait pas les gens ».
Il était gêné et un peu honteux de me confier ça, comme si j’allais lui jeter de petites fourchettes en fer dans les yeux pour l’obliger à aimer ses semblables.J’ai pris le temps de la réflexion et je voudrais ici lui apporter un début de réponse :
– d’abord, je ne sais pas ce qu’est un bon médecin. Et je pense qu’on pourrait écrire des livres entiers qu’on n’obtiendrait pas le début d’une piste.
– ensuite, j’ai interrogé des patients et des patientes pour savoir ce qu’ils attendaient de leurs médecins. Eh bien : les patients ne demandent pas d’être aimés. J’aime mes parents mes sœurs mes amis, c’est déjà beaucoup. Ce que les patients demandent, en revanche, c’est d’être considérés et respectés en tant qu’individus. Ce qu’ils cherchent c’est une information délivrée dans des conditions de respect mutuel. Ce qu’ils demandent c’est que, une fois cette information délivrée, on les considère pour ce qu’ils sont : capables d’auto-détermination.
- Il n’y a pas besoin d’aimer pour être en sympathie et bienveillant.
- Il n’y a pas besoin d’aimer pour dire à une patiente : « J’entends ce que vous dites »
- Il n’y a pas besoin d’aimer pour dire à une patiente : « Je vous crois quand vous dites “j’ai mal”»
- Il n’y a pas besoin d’aimer pour demander à une patiente : « Acceptez-vous que je vous examine ? »
- Il n’y a pas besoin d’aimer pour demander à une patiente : « Est-ce que vous avez peur ? Est-ce que vous avez des questions ? »
- Il n’y a pas besoin d’aimer pour dire à une patiente : « Je vais vous accompagner si vous voulez. Ce sera long, mais on fera ça ensemble »
Cependant, et je terminerai sur cela, Alexandre : pour exercer le métier de soignant c’est toi qui va avoir de beaucoup, beaucoup d’amour. Ce n’est pas vivable, sinon, toute cette souffrance. Et n’oublie pas, n’oublie jamais : la vie est belle.
Bien écrit, comme d'habitude !
Le visage d’aujourd’hui est celui de Jeannine, 95 ans, une belle vieille dame que j’ai reçue un jour au cabinet médical.
Elle était voutée, ridée, tremblante, le pas mal assuré, la vue trouble, bref, arborait tous les stigmates de la vieillesse, avec bien sûr, comme disait mon grand-père « les oreilles remplies de semoule » : elle était sourde comme un pot.
Je regarde sa prise de sang : nickel. Pas de sucre. Pas de cholestérol. Pas d’inflammation. Et des reins qui pètent le feu.
Je l’examine. Lui trouve une tension artérielle un peu élevée. Pas grand-chose. Rien qui ne justifie d’ajouter un nouveau médicament à la liste déjà longue comme le bras de pilules en tous genres qu’elle doit déjà prendre tous les matins.
Jeannine me demande :
Combien, la tension ?
Je lui explique (en parlant fort pour traverser la semoule) :
« Un peu élevée, mais c’est pas grave »
Je ne vais pas aller l’embêter avec un régime sans sel à 95 ans et encore moins avec des médicaments.
– Vous êtes sûr, docteur, que ce n’est pas grave hein ?
– Oui, oui, ne vous inquiétez pas.
Et voilà qu’elle me fait répéter une fois, deux fois, trois fois, de quatre manières différentes, que non, avoir un peu de tension artérielle à 95 ans, ce n’est pas grave.
Elle me l’a fait répéter combien de fois, à votre avis ?
Sept fois. SEPT-FOIS.
Et je dois bien avouer qu’à la cinquième, moi, du haut de mes 27 ou 28 ans, c’est à dire du haut de cette facilité-là que confère un jeune âge, je commence un peu à me sentir irrité de devoir répéter et impuissant à la rassurer.
Allons, 95 ans ! Et elle s’inquiète pour un peu de tension artérielle ? Mais il faut bien savoir rendre les clefs, un jour, non ?
J’étais, et le suis encore un peu j’espère, ce qu’on appelle communément « un petit con ».
Car soudain, elle lâche d’une petite voix fluette, cette petite voix enfantine qu’adoptent certaines personnes très âgées, cette petite voix capable de dire papa ou maman pour parler de leurs géniteurs morts des années plus tôt, avec ce ton voix de l’enfance revenue donc, elle lâche :
« C’est que, docteur, moi, je ne veux pas mourir ».
Voilà. MOI, docteur, je ne veux PAS mourir.
Ce n’était plus une vieille dame qui parlait. C’était l’humanité toute entière.
Qui a peur. Qui doute. Qui ne sait pas s’il y a un après.
C’était Norbert De Varenne, dans Bel-Ami, qui jette à Bel-Ami ces quelques mots :
« mon corps, mon visage, mes pensées, mes désirs ne reparaîtront jamais. Et pourtant il naîtra des millions, des milliards d’être qui auront dans quelques centimètres carrés un nez, des yeux, un front, des joues et une bouche comme moi, et aussi une âme comme moi, sans que jamais je revienne, moi. »
Oui, on peut avoir 20 ans et ne plus avoir envie de vivre.
Mais on peut avoir 95 ans et avoir la même boulimie d’exister qu’à 14 ans.
On peut avoir 95 ans, se découvrir de la tension artérielle et avoir peur.
Parce qu’on veut pas descendre la pente, pas tout de suite, ou alors pas trop vite.
Parce qu’on veut encore grappiller un jour aux mois qui restent, une heure aux jours, une minute aux heures.
Oh, pas longtemps, ce qu’on peut, une seconde, mais quand cette seconde se termine on en veut encore une, puis une autre encore. Parce que c’est la vie et que c’est tout ce qu’on connait. Qu’on veut sentir, respirer, toucher, gouter, aimer, pleurer encore un tout petit peu. Toucher la neige une dernière fois. Voir la mer une dernière fois. Et, quand cette dernière fois est passée, on en veut une autre et une autre encore.
Article très intéressant qui donne envie de fouiller partout pour en savoir plus !
L'illustration de ce qu'est de souffrir d'une maladie invalidante.
Encore un bel article de jaddo, sur le vocabulaire employé, et à nouveau sur la façon d'aborder les violences subies.
Pour la fin de l'article, suggestions :
"Avez-vous vécu des situations violentes ?"
"Avez-vous subi des situations inhumaines ?"
À lire absolument, quel est le rôle du médecin, du soignant, de l'ami éventuellement.
Imaginez que nous sommes en train de nous parler en face à face. Vous ne me connaissez pas vraiment, mais j’ai l’air sympathique, donc vous commencez à parler de choses et d’autres. Je ne dis pas grand chose, et vous avez besoin de faire avancer la discussion, notamment lors des silences inconfortables. Quand je me mets à parler, c’est d’une façon très monotone, comme je si je n’y accordais pas vraiment d’importance. Vous faites plus d’efforts, par exemple en me posant des questions, mais j’hésite, j’ai du mal à maintenir le contact visuel, et je détourne mon regard sans cesse, comme si j’essayais d’inventer de toute pièce une réponse.
Maintenant, voici ce qui est en train de se passer de mon point de vue : je suis en train de parler avec quelqu’un que je ne connais pas très bien, mais vous avez l’air sympathique. Je ne sais pas de quoi parler, alors je ne dis pas grand chose. Les petits silences ne me gênent pas : je suis content d’être en votre compagnie. Ce dont nous parlons ne m’émeut pas outre mesure, donc je parle très calmement. Vous me posez des questions, et il me faut bien entendu un certain temps pour réfléchir à la bonne réponse. Le « contact visuel » qu’on m’a enseigné à l’école me prend beaucoup de ressources mentales qui seraient bien mieux utilisées à penser à la réponse à votre question, donc de temps en temps je détourne mon regard pour mieux me concentrer.
Il est établi que que les personnes occupant des postes élevés ne sont pas nécessairement les employés les plus performants, mais bien souvent ceux ayant les meilleures compétences sociales.
En gardant ça en tête, imaginez quelles sont les opportunités de carrière possibles pour quelqu’un qui ne sait pas mentir, quelqu’un pour qui faire de l’excellent travail compte beaucoup, mais qui ne s’inquiète pas de s’en attribuer le mérite, quelqu’un qui ne comprend pas les intrigues de bureau, qui non seulement fait des faux-pas sociaux et fâche ses collègues, mais en plus ne s’en rend même pas compte, quelqu’un qui est incapable de parler de la pluie et du beau temps. Imaginez cette personne, et quel genre de carrière ils peuvent avoir, même s’ils sont très bons dans leur travail.
Le syndrome de Paris... Ça vous étonne ?
Un très bon article sur ce qui nous guette tous si nous n'y prenons garde