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Extraits :
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Le Dr Salmona insiste sur l'importance de poser systématiquement la question aux patient.e.s : « avez-vous subi des violences ? »
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Afin d'éviter le réveil douloureux de la mémoire traumatique, les personnes vont développer des comportements d'évitement, d'hyper-contrôle, d'hyper-vigilance provoquant à leur tour un épuisement physique et psychique.
L'environnement est vécu comme un véritable champ de mines (les mines étant les odeurs, les sons, les textures, les mots, les situations susceptibles de réactiver la mémoire t.)
Le seul moyen de traverser un champ de mines, c'est d'être « déconnecté ».
On va donc développer des pratiques dissociantes (c'est à dire qui font monter suffisamment le stress pour relancer le mécanisme de dissociation) :
l'alcool et la drogue
auto-mutilation, scarification
anorexie / boulimie
conduite à risque, jeux
sports extrêmes -
(suite à des retours de soignant.e.s sur ce compte rendu, j'ajoute les trois conseils que le Dr a égrainé pour un meilleur accueil des victimes :
- Les rassurer sur leurs comportements : certains ont peut être l'air anormaux mais, au vu des évènements passés, "c'est normal" ! (c'est vrai et cela procure un réel soulagement)
- Leur expliquer les phénomènes neuro-biologique enjeux sans avoir peur que ce soit trop compliqué, tout en s'adaptant à son interlocuteur bien sur (on est souvent étonné de ce que peut comprendre quelqu'un.e qui le vit réellement dans son corps )
- Poser systématiquement la question : Est ce que vous avez subit des violences ? (Beaucoup de professionnel.les ne le font pas, souvent par peur de la réponse. Ils ne sauraient pas quoi faire avec. C'est comme ça que beaucoup de victime reste dans le silence alors qu'elles répondent quand on les questionnent.