937 shaares
44 private links
44 private links
« Il faut essayer de ne pas juger, de ne pas faire promettre de ne plus le faire. De ne pas faire culpabiliser la personne. Lui montrer qu’on l’aime.
On peut lui dire qu’on aimerait ne pas la voir se faire du mal, mais ajouter que l’on a conscience que ce n’est pas si simple et rester indulgent. En cas de rechute, ne pas se mettre en colère, mais encourager et valoriser les efforts faits pour s’en sortir. Écouter, proposer d’en parler, demander ce que ça apporte. Proposer d’envoyer un message ou d’appeler quand la personne a envie de « le » faire.
C’est souvient bien de se renseigner sur ça pour mieux comprendre, et lui dire par exemple « j’ai lu que ça pouvait t’apporter tel bénéfice, est-ce c’est ce que tu ressens ? ». Cela montrera à la personne que vous tenez à elle, que vous voulez la comprendre et ça lui permettra d’en parler.
Ce n’est pas quelque chose à minimiser non plus – le simple acte de se faire du mal à soi est d’une grande violence et est à prendre avec le plus grand sérieux, quels que soient le nombre et la gravité des blessures. Ne la forcez pas non plus à vous parler, dites-lui juste que vous êtes là, et proposez d’aller en parler à un-e psychologue scolaire, ou, si vous êtes dans le milieu du travail, à un-e psychologue du travail.
Ne donnez pas d’ultimatum, ne lui dites pas qu’elle est égoïste et qu’elle fait du mal aux autres en faisant ça. On se sent déjà bien assez coupable. »