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Encore un excellent article sur ce site qui en fourmille !
Aujourd’hui encore malgré un diagnostic et un traitement au long cours qui m’a permis de reprendre — avec succès — mes études, elle refuse encore d’admettre s’être trompé et continue de m’affirmer que j’aurais pu, si je m’étais forcé. Pouvez-vous imaginer la violence d’avoir un mur en face de soi ? Une personne qui refuse de comprendre, qui refuse, même, d’essayer ? Qui refuse d’écouter ?
Peut-être ces personnes vivent très mal le confinement. Peut-être ont-elles besoin de s’occuper frénétiquement pour ne pas sombrer dans la dépression. Peut-être que, oui, repeindre sa chambre n’est pas la chose la plus urgente à faire en temps de crise. Mais sommes-nous vraiment bien placés pour juger de la légitimité d’une activité ? Et si repeindre sa chambre n’était qu’un prétexte ? Un prétexte pour ne pas devenir fou ? C’est ça ou autre chose. Peut-être, même, est-ce ça ou mourir ?
Pour une de leurs expériences, les chercheurs ont utilisé des volontaires qui travaillaient dans une université, en déterminant leur classe sociale par leur niveau d’études. Dans un test de perception émotionnelle, les volontaires ont regardé des photos de visages et ont dû dire quelles émotions ces visages traduisaient. Les gens les plus éduqués ont eu de moins bons résultats que les gens les moins éduqués. Lors d’une autre, les étudiants de classe supérieure (déterminée par les propres perceptions de chaque étudiant sur le statut socio-économique de sa famille) avaient plus de mal à lire correctement les émotions d’un inconnu pendant un entretien d’embauche en groupe.
Pourquoi cette différence ? Les chercheurs pensent que les personnes riches peuvent résoudre leurs problèmes grâce à leur argent, elles ne dépendent donc pas autant de l’entraide fournie par les autres. »
D’autres études montre que la richesse s’accompagne d’une plus grande probabilité d’enfreindre le code de la route, de tricher, de commettre des vols à l’étalage ou d’être moins généreux envers ceux qui demandent la charité. Certains expliquent cela par le sentiment de liberté que procure l’argent et qui fait croire qu’on peut se passer des autres, oubliant qu’il y a des choses pour notre équilibre affectif qui s’achètent difficilement. Le fait que l’opulence amène également un sentiment de supériorité essentialiste, c’est-à-dire l’impression d’être naturellement supérieur, ne doit pas aider non plus, côté empathie… »
« La pathologie de la riche famille blanche est la plus dangereuse des pathologies des États-Unis. La riche famille blanche est maudite par trop d’argent et de privilèges. Elle est dénuée d’empathie, conséquence de vies entières de prérogatives. Son sens de la loyauté est restreint et elle ne possède pas d’aptitude au sacrifice personnel. Sa définition de l’amitié se réduit à ‘que pouvez-vous faire pour moi ?’ Elle est possédée par un désir insatiable d’accroître sa fortune et son pouvoir. Elle pense que la richesse et les privilèges lui confèrent une intelligence et une vertu supérieures. Elle baigne dans l’hédonisme et le narcissisme effrénés. Et à cause de tout cela, elle interprète la réalité à travers un prisme d’auto-adulation et d’avarice qui relève de la démence. La famille blanche et riche est une menace. »
Les larmes aux yeux, une étudiante a confié ses doutes, « Comment savoir qu’on aide ? Soigne ? Et si je fais des bêtises ?… ».
Et surtout : comment être HUMAIN ?
Les chefs à l’hôpital, explique-t-elle, sont parfois méprisants, tyranniques, et souvent imperméables à leurs questionnements.
« Qu’est-ce qu’on peut faire, monsieur Beaulieu ? a-t-elle demandé.
– Alors d’abord, ne pas m’appeler monsieur. »Eh, toi, là, oui, toi ! L’étudiant ou l’étudiante qui me lit ! Sache qu’il y aura toujours des chefaillons, des Napoléons en croq’s, tellement malheureux et peu sûrs d’eux qu’ils n’ont d’autres moyens pour se rassurer que de ch*** sur la gueule des autres jusqu’à la noyade pour se sentir légitime et « socialement validé » (ce point est valable dans TOUS les milieux professionnels).
Imaginez maintenant, chaque fois que cela vous arrive, que ce chef tient une pancarte avec marqué en grosses lettres rouges : « JE ME COMPORTE COMME UNE RACLURE PARCE QUE J’AI VRAIMENT PAS CONFIANCE EN MOI ET TELLEMENT PEUR »
Le voilà votre super pouvoir : vous, vous savez ce qui le détermine à être un gros tas de m****, alors que lui, il n’en sait rien.
Ce qui signifie que vous en connaissez plus que lui sur la nature humaine. Souriez : vous venez de devenir soignant et soignante.
Une conférence d'une heure sur le processus du deuil
Cela n'est jamais arrivé.
Et si c'est arrivé, ce n'était pas si grave que ça.
Et si ça l'était, ce n'est de toute façon pas très important.
Et si ça l'est, ce n'est pas de ma faute.
Et si ça l'est, ce n'est pas ce que je voulais faire.
Et si c'était le cas C'est que tu le méritais.
Article intéressant sur la façon de fonctionner des tout-petits, j'aimerais d'autres points de vue sur le sujet...
L'article en lui-même n'apporte pas grand-chose, mais les sources sont peut-être à creuser.
La conclusion est intéressante par contre :
Si les corrections factuelles ne font qu'empirer les choses, que pouvons-nous faire pour convaincre les gens que leurs croyances sont erronées ? Selon mon expérience empirique, on peut adopter le comportement suivant :
- Mettre ses émotions de côté.
- Discuter, ne pas attaquer (pas d’attaque ad hominem ni de point Godwin).
- Écouter attentivement et essayer de d'analyser la position de votre interlocuteur avec précision.
- Montrer du respect.
- Reconnaître que vous comprenez pourquoi quelqu'un peut soutenir cette opinion.
- Essayer de montrer comment changer de vision des faits n’implique pas nécessairement de changer de vision du monde.
Ces stratégies ne fonctionnent pas toujours pour convaincre les gens de changer de point de vue, mais en ces temps où il est devenu si courant de s’affranchir de la vérité dans le débat public, cela pourrait au moins aider à réduire les dissensions inutiles.
L'illustration de ce qu'est de souffrir d'une maladie invalidante.
Encore un bel article de jaddo, sur le vocabulaire employé, et à nouveau sur la façon d'aborder les violences subies.
Pour la fin de l'article, suggestions :
"Avez-vous vécu des situations violentes ?"
"Avez-vous subi des situations inhumaines ?"
Violences conjugales, comment elles se construisent.
Comment les études sur la psychologie ont permis de dégager des principes et des leviers menant à la motivation.
Extraits :
-
Le Dr Salmona insiste sur l'importance de poser systématiquement la question aux patient.e.s : « avez-vous subi des violences ? »
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Afin d'éviter le réveil douloureux de la mémoire traumatique, les personnes vont développer des comportements d'évitement, d'hyper-contrôle, d'hyper-vigilance provoquant à leur tour un épuisement physique et psychique.
L'environnement est vécu comme un véritable champ de mines (les mines étant les odeurs, les sons, les textures, les mots, les situations susceptibles de réactiver la mémoire t.)
Le seul moyen de traverser un champ de mines, c'est d'être « déconnecté ».
On va donc développer des pratiques dissociantes (c'est à dire qui font monter suffisamment le stress pour relancer le mécanisme de dissociation) :
l'alcool et la drogue
auto-mutilation, scarification
anorexie / boulimie
conduite à risque, jeux
sports extrêmes -
(suite à des retours de soignant.e.s sur ce compte rendu, j'ajoute les trois conseils que le Dr a égrainé pour un meilleur accueil des victimes :
- Les rassurer sur leurs comportements : certains ont peut être l'air anormaux mais, au vu des évènements passés, "c'est normal" ! (c'est vrai et cela procure un réel soulagement)
- Leur expliquer les phénomènes neuro-biologique enjeux sans avoir peur que ce soit trop compliqué, tout en s'adaptant à son interlocuteur bien sur (on est souvent étonné de ce que peut comprendre quelqu'un.e qui le vit réellement dans son corps )
- Poser systématiquement la question : Est ce que vous avez subit des violences ? (Beaucoup de professionnel.les ne le font pas, souvent par peur de la réponse. Ils ne sauraient pas quoi faire avec. C'est comme ça que beaucoup de victime reste dans le silence alors qu'elles répondent quand on les questionnent.
En serais-je ?
Où termine l'introversion et où commence l'égoïsme ?
« Il faut essayer de ne pas juger, de ne pas faire promettre de ne plus le faire. De ne pas faire culpabiliser la personne. Lui montrer qu’on l’aime.
On peut lui dire qu’on aimerait ne pas la voir se faire du mal, mais ajouter que l’on a conscience que ce n’est pas si simple et rester indulgent. En cas de rechute, ne pas se mettre en colère, mais encourager et valoriser les efforts faits pour s’en sortir. Écouter, proposer d’en parler, demander ce que ça apporte. Proposer d’envoyer un message ou d’appeler quand la personne a envie de « le » faire.
C’est souvient bien de se renseigner sur ça pour mieux comprendre, et lui dire par exemple « j’ai lu que ça pouvait t’apporter tel bénéfice, est-ce c’est ce que tu ressens ? ». Cela montrera à la personne que vous tenez à elle, que vous voulez la comprendre et ça lui permettra d’en parler.
Ce n’est pas quelque chose à minimiser non plus – le simple acte de se faire du mal à soi est d’une grande violence et est à prendre avec le plus grand sérieux, quels que soient le nombre et la gravité des blessures. Ne la forcez pas non plus à vous parler, dites-lui juste que vous êtes là, et proposez d’aller en parler à un-e psychologue scolaire, ou, si vous êtes dans le milieu du travail, à un-e psychologue du travail.
Ne donnez pas d’ultimatum, ne lui dites pas qu’elle est égoïste et qu’elle fait du mal aux autres en faisant ça. On se sent déjà bien assez coupable. »Bien réalisé
Article intéressant, mais ce site en regorge semble-t-il :
sur la télé > http://cherryplum.canalblog.com/archives/2008/07/29/10072761.html
En ignorant les trois derniers paragraphes, vaut la peine d'être lu.
Ou pourquoi parfois l'intelligence du groupe peut-être celle de son membre le plus faible